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Les secteurs de l’architecture, l’ingénierie et la construction (AEC) ont été façonné par la technologie atteignant les niveaux de transformation digitale 4.0. Malgré cette transformation, le Building Information Modeling continue d’être entourée de nombreux mythes et idées reçues qui freinent son adoption à grande échelle. Décortiquons ensemble les 5 mythes les plus répandus autour du BIM.

Mythe 1 : L’implémentation des process BIM entraîne plus de dépenses

C’est l’un des mythes les plus courants. Beaucoup de petites et moyennes entreprises du secteur AEC pensent que l’adoption du BIM nécessite des investissements massifs en logiciels, matériel informatique et formation. Cependant, cette perception ne reflète qu’une partie de la réalité. Si l’investissement initial peut être significatif, le retour sur investissement (ROI) est démontré par des études empiriques dans les secteurs ayant adopté massivement le BIM.

Les gains réalisés grâce à la réduction des erreurs de conception, la diminution drastique des reprises de travaux en chantier, l’optimisation des quantités de matériaux et une meilleure gestion des délais génèrent des économies substantielles. En effet, les coûts liés aux modifications tardives, aux conflits non détectés et aux surcoûts de chantier dépassent largement les coûts d’adoption du BIM. De plus, avec l’émergence de solutions cloud et de licences flexibles, le coût d’entrée s’est considérablement réduit, rendant le BIM accessible même aux petites structures.

Mythe 2 : Le BIM est bénéfique uniquement pour les architectes et les ingénieurs

Un autre mythe largement répandu est que le BIM bénéficie principalement aux architectes et aux ingénieurs en design. Cette perception est inexacte. Le BIM crée une chaîne de valeur complète qui bénéficie à tous les intervenants du projet de construction : propriétaires, maîtres d’ouvrage, entrepreneurs, fournisseurs, gestionnaires de patrimoine, etc.

Les entrepreneurs et sociétés de construction tirent un grand bénéfice du BIM pour l’optimisation de la logistique de chantier, la planification 4D, l’allocation des ressources et la prévention des incidents de sécurité. Les propriétaires et gestionnaires de bâtiments bénéficient des informations intégrées pour la maintenance, la gestion d’actifs et l’exploitation optimale du patrimoine. Chaque partie prenante trouve une valeur ajoutée dans l’utilisation collaborative du modèle BIM.

Mythe 3 : Le BIM n’est qu’une simple modélisation 3D

Beaucoup de personnes confondent le BIM avec la simple création de modèles 3D. Cette confusion résulte de la concentration des efforts marketing sur la dimension visuelle du BIM. Cependant, le BIM va bien au-delà de la 3D. La modélisation 3D n’est que le point de départ du processus BIM. Le véritable pouvoir du BIM réside dans les dimensions additionnelles : la 4D (planification temporelle), la 5D (gestion des coûts), la 6D (durabilité et analyse environnementale), et la 7D (gestion du cycle de vie du bâtiment).

Le BIM est une méthodologie intégrant des données enrichies, une collaboration multidisciplinaire, des processus standardisés et une utilisation intelligente des informations tout au long du cycle de vie du projet et du bâtiment. C’est cette richesse informationnelle et cette capacité d’exploitation multi-usages qui font la puissance du BIM, bien au-delà de la simple représentation tridimensionnelle.

Mythe 4 : Le BIM est pour les grandes structures uniquement

Un mythe très répandu est que le BIM ne convient qu’aux projets de grande envergure et aux grandes entreprises disposant de ressources abondantes. Cette idée reçue est fausse et limitante. De nombreuses PME, cabinets d’architectes indépendants et petites entreprises de construction utilisent avec succès les processus et outils BIM adaptés à leur contexte et à leurs capacités.

La clé du succès réside dans l’adaptation des objectifs et de la profondeur du BIM aux réalités de chaque structure. Une petite agence d’architecture n’a pas besoin d’adopter un BIM au même niveau de complexité qu’un grand bureau d’études. L’important est de structurer l’information, d’optimiser la collaboration et de créer de la valeur ajoutée proportionnée aux enjeux du projet. Les solutions cloud modernes et les prix des licences flexibles rendent le BIM accessible à toutes les tailles d’organisations.

Mythe 5 : Le BIM est une technologie/un logiciel

Peut-être le plus important des mythes à déconstruire : le BIM n’est pas une technologie ou un logiciel. C’est une méthodologie, une approche, une philosophie de travail collaborative. Beaucoup d’entreprises commettent l’erreur de penser que l’achat d’un logiciel BIM transformera instantanément leur pratique. Ce n’est pas le cas. Le BIM est avant tout un changement organisationnel, une restructuration des processus et une transformation culturelle au sein de l’entreprise.

Les logiciels BIM (Revit, ArchiCAD, Vectorworks, etc.) ne sont que des outils facilitant la mise en œuvre de la méthodologie BIM. Sans processus clairs, sans définition des responsabilités, sans formation des équipes et sans gouvernance de données, l’achat du meilleur logiciel BIM du marché ne servira à rien. Le véritable BIM commence par une volonté organisationnelle d’adopter une approche collaborative et intégrée, soutenue ensuite par les outils technologiques appropriés.

À Continuum BIM, leader du Building Information Modeling au Maroc, notre équipe a développé une expertise et un savoir-faire en Building Information Modeling qui nous ont permis d’acquérir de nouveaux marchés et accompagner plus de clients au cours de la transformation digitale de leurs projets de construction à l’échelle nationale et à l’international.

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